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Le 7 août dernier au Togo, l’Assemblée nationale a modifié à la surprise générale la loi sur les manifestations en vigueur dans le pays. Plus d’un mois après cette modification, les rapporteurs des droits de l’homme de l’organisation des Nations unies demandent au gouvernement une relecture de la loi.

Le Parlement du Togo, à Lomé. Wolfgang Kaehler/LightRocket via Getty Images

Texte par : RFI

Dans une longue lettre adressée au gouvernement togolais, les rapporteurs du conseil des droits de l’homme de l’ONU indiquent leurs inquiétudes sur la nouvelle loi adoptée le 7 août 2019 par l’Assemblée nationale.

Les dispositions de cette loi, écrivent les rapporteurs, pourraient « restreindre considérablement la jouissance des droits à la liberté de réunion pacifique et d’association, et à la liberté d’expression ». Par conséquent, ils demandent au gouvernement une nouvelle délibération de la loi ou de certains articles.

Les ONG vent debout

« Le Togo ne peut pas vivre en vase clos, s’est exclamé André Afanou du Centre de documentation et de formation sur les droits de l’Homme. C’est bien que les rapporteurs soient intervenus pour rappeler qu’une telle loi est en marge des standards internationaux ».

Pour sa part, le président de la Ligue togolaise des droits de l’Homme, Célestin Agbogan, indique qu’il s’agit d’une très bonne nouvelle et ajoute : « Le gouvernement aurait pu éviter ce camouflet s’il avait écouté les organisations de défense des droits de l’Homme ».

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